La caractérisation du produit : Il s'agit d'une caractérisation complète et récente d'un échantillon représentatif du produit destiné à être mis sur le marché.
Cette caractérisation concerne les teneurs en éléments fertilisants (et leur forme soluble disponible), les teneurs en éléments traces métalliques, en composés traces organiques et les aspects microbiologiques modulables en fonction de l'origine des matières fertilisantes.
Pour déterminer la constance de la composition, il faut vérifier :
- l'homogénéité de chaque lot,
- l'invariabilité de la production,
- la stabilité de cette composition.
Il faut que ces 3 caractéristiques rentrent dans des tolérances fixées au préalable. Les tolérances applicables pour les produits soumis à homologation dérivent de celles applicables aux matières fertilisantes et aux supports de culture (arrêté du 16 juin 1980) :
- pour tout amendement organique :
- 10 % de la valeur déclarée sur le produit brut pour la teneur en matière organique, avec un maximum de 3,
- 10 % de la valeur déclarée sur le produit brut pour la teneur en azote total, avec un minimum de 0,2. - pour tout amendement calcique :
- 2,5 % pour la teneur en CaO,
- 2,5 % pour la valeur neutralisante,
Les critères d'efficacité : Celle-ci est fonction :
- de l'origine (matière première et procédé de fabrication) et de la composition du produit (analyses), par rapport à un référentiel de produits comparables,
- des critères de comportement agronomique du produit (éléments disponibles) par rapport au référentiel agronomique existant, pour des produits comparables,
- l'efficacité dans les conditions d'emploi préconisées doit se traduire par une amélioration de la production végétale en qualité ou quantité ou par une amélioration des qualités du sol ou du support de culture.
Les critères d'innocuité :
L'innocuité doit être démontrée par rapport aux conditions d'utilisation préconisées dans le dossier de demande d'homologation ou par rapport aux conditions normales d'utilisation du produit. Il faut pour cela :
- réaliser une caractérisation complète du produit,
- connaître l'ensemble des matières premières utilisées et le procédé de fabrication,
- réaliser une surveillance du produit lors de son élaboration, on peut pour cela mettre en place une « démarche qualité ».
- respecter des quantités maximales de référence pour éviter des flux trop importants de matières toxiques,
- s'assurer de l'absence de phytotoxicité,
- réaliser les tests d'innocuité.
L'auto-contrôle et la surveillance en routine :
La gestion par lot des produits, couplée au suivi de fabrication et aux procédures d'auto-contrôle, permet de garantir la conformité de chaque lot de produit mis sur le marché.
Il est par ailleurs nécessaire de préciser le devenir de tout lot non conforme aux exigences de l'homologation (recyclage en fabrication ou élimination).
La certification qualité des filières est en la matière un élément favorable.