Valorisation Agricole : L'Âge de Raison

 

Les conclusions de la conférence de citoyens sur le devenir des boues, organisée par le Ministère de l'écologie fin 2003 ont le mérite mérite d'être claires : " L'information et la communication auprès des citoyens doivent être un axe primordial de l'action publique à l'avenir afin qu'ils soient sensibilisés et qu'aucune filière ne soit écartée par la rumeur ou le manque d'information ".

 

Une recommandation prise au pied de la lettre par l'ensemble des parties concernées par la valorisation agricole, Association des Maires de France, Assemblée Permanente des Chambres d'Agriculture, et les Professionnels du Recyclage Agricole (SYPREA), qui ont tous trois publié en 2006 des ouvrages pédagogiques* à destination des maires, des agriculteurs et du grand public, avec le concours de l'ADEME et des ministères de l'Ecologie et de l'Agriculture.

 

Ces publications, concomitantes à la création d'un fonds de garantie dans le cadre de la loi sur l'eau votée à l'Assemblée Nationale trouvent un écho favorable auprès des premiers concernés, à savoir les utilisateurs de boues d'épuration.

 

    L’intérêt du produit, c'est la qualité de l'acide phosphorique pour le maïs. Je l'utilise donc en tête d'assolement et je peux compter couvrir les besoins en calcium pour trois ans à chaque passage. Cette année, comme j'avais plus de reliquat azoté, j'ai pu aussi diminuer la fumure azotée de 40%.

D'une part, j'ai des analyses, des reliquats azotés et surtout l'assurance que les boues qui ne conviennent pas sont écartées, d'autre part j'ai le sérieux de la relation technique avec le technicien de la SEDE avec lequel je travaille depuis de nombreuses années.

 

    L'intérêt du fonds de garantie, à mon avis, c'est de rassurer les propriétaires. Moi, je suis en confiance. J'ai l'avantage de bien connaître le produit que j'utilise, sa constance et son intérêt agronomique.

Antoine Heusèle

Agriculteur à Corbeville (77)
Utilisateur des boues chaulées de la station de Saint-Thibault des Vignes

 

    Je trouve intéressant qu'il y ait enfin un peu de diffusion d'information, un ‘communiquer vrai’ par l'APCA ou par la Conférence de Citoyens plutôt que par des gens qui au fond ne savent pas trop de quoi ils parlent.

Ferme de la Barillière

à Bouquetot (27)
Exploitation de Arnaud Taupin,
Utilisateur du Calcichap,
boues de la papeterie Chapelle Darblay

    Pour mes terres, le Calcichap c'est un complément. La matière organique, c'est bon sur le long terme, et il y a assez de calcium pour entretenir le pH. Par ailleurs, j'obtiens aussi du magnésium et un peu de potasse. Ce sont les analyses qui me permettent ensuite de compléter la fertilisation. Chez nous, nous avons toujours été d'accord pour rendre service à l'industriel, à condition que le suivi soit irréprochable. Il faut dire que c'est le cas, et je n'ai aujourd'hui aucune raison de changer d'avis.

 

     Sur les parcelles où nous sommes revenus deux ou trois fois, le sol est plus aéré. Sa biologie s'est nettement améliorée et je constate une vraie différence sur le travail du sol. Bien sûr, il y a aussi l'apport en acide phosphorique et en azote qui n'est pas négligeable. Sur le plan agronomique, c'est indéniablement positif. J'ai une petite exploitation sur laquelle je pratique l'agriculture raisonnée, dans un contexte qui n'est pas facile.

    Si l'Association des Maires donne une information bien faite aux collectivités, ça permettra peut-être de détendre les relations entre les ruraux et les élus qui ne mesurent pas toujours le service qu'on leur rend.

 

Sans fonds de garantie, c'est vrai qu'il fallait être courageux pour débuter. C'est un soulagement que ça arrive et je pense que beaucoup qui restaient dans l'expectative seront prêts à épandre !

Daniel Thoulouse

Agriculteur à Fontenilles (31)
Utilisateur des boues liquides du SIVOM de Saint-Lys

 

retour à l'accueil